Se préparer pour un Objectif Mont Blanc

L’ascension du Mont-Blanc n’est pas la banale et facile randonnée en altitude, comme souvent décrite par beaucoup.

L’ascension de ce sommet doit s’inscrire dans une pratique régulière de la montagne, même facile. Une bonne maîtrise des techniques de cramponnage en neige et glace, sera un atout indispensable à votre succès de l’ascension du mont-Blanc.

Quelle que soit le rythme, votre guide ne peut vous rendre l’effort facile en altitude…C’est pourquoi il vous est demandé de vous préparer sérieusement, et d’arriver en pleine forme.

Dans ce but un entrainement régulier et par tous les temps sera profitable ! l’ascension se déroule en haute-montagne, à des altitudes entre 2400 m et 4810m. La durée d’ascension par la voie classique du dôme du goûter est d’environ 8 à 10 heures, et 8 à 10 heures de descente, étalée sur 3 journées. Nous ferons plusieurs haltes, dont 2 nuitées en refuge (refuge de Tête Rousse et Goûter), qui nous permettront de nous accommoder avec le manque d’oxygène et fractionner la marche vers le sommet et la descente, retour vers la vallée.

Une bonne endurance aérobie permet de gérer au mieux ces trois journées en altitude, mais permet aussi de garder un état d’esprit positif et solide, et de supporter les moments de « baisse de régime », ainsi que les intempéries, vent, froid….

Une bonne endurance musculaire, permet de supporter le poids du sac à la montée et à la descente, et la longue dénivelée positive et négative parcourue.

Durant l’ascension vous aurez besoin de puiser dans tout votre potentiel énergétique et votre fréquence cardiaque maximale, sera par moment fortement sollicitée. Un entrainement portant sur des niveaux d’intensité variable sera aussi un gage de réussite pour l’ascension vers le sommet du mont-blanc.

Le meilleur moyen pour préparer l’ascension du Mont-Blanc est de s’y prendre tôt, une pratique régulière, étalée sur 3 à 6 mois est un gage de réussite. Vous aurez le choix dans les pratiques, mais le meilleur moyen pour s’adapter aux contraintes rencontrées au Mont-blanc est d’aller pratiquer la randonnée en montagne, ou pratiquer l’alpinisme régulièrement, même facile. Choisir des parcours à fort dénivelés, où bien enchainer plusieurs montées, et descente pour ceux qui n’ont pas de terrain de jeux propices aux longues montées.

Vos pieds s’habituent doucement aux contraintes du terrain, vos muscles se renforcent et votre rythme cardiaque sera sollicité lors des montées. Commencer progressivement par des dénivelées raisonnables et augmenter votre temps de parcours et dénivelées. Vous pourrez alors planifier chaque week end, une ou deux randonnées, de 4 à 8 heures au total, pour un dénivelé de 1000m à 2000m positif et négatif.

La pratique de la course à pieds de montagne est une discipline qui permet une adaptation rapide aux qualités requises en alpinisme, version trail, vous courez sur des parcours vallonnés ou abruptes et vous sollicitez fortement votre rythme cardiaque. Attention aux parcours trop plat, privilégier les parcours aux longues ascensions et descentes. Vous pouvez ainsi, alterner course et marche, allure lente et rapide, et intégrer un travail technique lors de certaines montées et descentes.

Varier les terrains : roulants, abruptes, parties techniques avec petits passages rocheux, à la montée comme à la descente. Mais attention, le maître mot dans cette pratique du trail, est progressivité !

Le cyclisme est un bon moyen de préparation, il sollicite les chaînes musculaires des jambes, cuisses et fessiers, sans les traumatismes dues aux chocs répétés comme dans la course à pieds. Il sollicite fortement le muscle cardiaque lors des montées et changements de rythmes. Choisir des parcours vallonnés, et multiplier les ascensions sur terrains de montagnes. Malgré tout, le vélo ne prépare pas aux contraintes musculaires rencontrées lors des longues descentes, à forts pourcentages, comme sur le mont-Blanc : varier les pratiques, les plaisirs, pour une meilleure adaptation musculaire et cardiaque.